Bisoprolol/hydrochlorot teva
Bisoprolol/hydrochlorot teva - Mises en garde et précautions d"emploi
MISES EN GARDE :
BISOPROLOL :
Le traitement par le bisoprolol ne doit jamais être arrêté brutalement chez les patients présentant une maladie coronarienne (angor). L arrêt brusque du traitement peut provoquer des troubles du rythme graves, un infarctus du myocarde ou une mort subite.
HYDROCHLOROTHIAZIDE :
En cas d atteinte hépatique, les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent induire une encéphalopathie hépatique. Dans ce cas, le traitement diurétique doit être arrêté immédiatement.
PRECAUTIONS D EMPLOI :
BISOPROLOL :
- Arrêt du traitement :
Le traitement ne doit pas être arrêté ou interrompu brutalement, notamment chez les patients présentant une cardiopathie ischémique ; la dose doit être diminuée progressivement sur une à deux semaines, en instaurant simultanément, si nécessaire, un traitement de remplacement, pour éviter une exacerbation des symptômes angineux.
- Asthme et bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) :
. Les bêtabloquants ne peuvent être administrés qu en cas de formes légères de l asthme ou de BPCO, en choisissant un agent bêta1 sélectif, à une dose initiale faible. Il est recommandé de contrôler la fonction respiratoire avant l instauration du traitement.
. En cas de crise d asthme ou de bronchospasme survenant pendant le traitement, les symptômes peuvent être soulagés par l administration de bêta2 mimétiques.
- Insuffisance cardiaque :
Chez les patients présentant une insuffisance cardiaque contrôlée qui nécessitent un traitement par bêtabloquant, le bisoprolol peut être administré à une dose initiale très faible, qui sera augmentée progressivement sous surveillance médicale stricte.
- Bradycardie :
La posologie doit être réduite si la fréquence cardiaque s abaisse au-dessous de 50-55 pulsations par minute et si le patient présente des symptômes liés à la bradycardie.
- Bloc auriculoventriculaire de premier degré :
Etant donné leur effet dromotrope négatif, les bêtabloquants doivent être administrés avec prudence chez les patients présentant un bloc auriculoventriculaire du premier degré.
- Angor de Prinzmetal :
Les bêtabloquants peuvent augmenter la fréquence et la durée des crises chez les patients présentant un angor de Prinzmetal. L utilisation d un bêtabloquant cardiosélectif est possible, dans les formes mineures et mixtes de l angor, à condition d administrer en même temps un vasodilatateur.
- Artériopathie périphérique :
Chez les patients présentant une artériopathie périphérique (syndrome de Raynaud, artérite ou artériopathie chronique oblitérante des membres inférieurs), les bêtabloquants peuvent induire une aggravation des symptômes. Dans ces situations, il convient de privilégier un bêtabloquant cardiosélectif ayant une activité agoniste partielle, qui sera administré avec prudence.
- Phéochromocytome :
. Chez les patients présentant un phéochromocytome, le bisoprolol/hydrochlorothiazide ne doit être administré qu après le traitement par alphabloquant.
. La pression artérielle doit être surveillée étroitement.
- Sujet âgé :
Il est impératif de respecter strictement toutes les contre-indications chez le sujet âgé. Chez ces patients, le traitement doit être instauré à une dose faible et sous une étroite surveillance (voir rubriques posologie et mode d administration et propriétés pharmacocinétiques).
- Diabétiques :
Les patients diabétiques doivent être avertis du risque d épisodes hypoglycémiques et de la nécessité accrue d une autosurveillance attentive de la glycémie au début du traitement. Les signes annonciateurs d une hypoglycémie, notamment tachycardie, palpitations et sueurs, peuvent être masqués.
- Psoriasis :
Des cas d aggravation du psoriasis sous traitement bêtabloquant ayant été décrits, le bisoprolol ne doit être administré qu en cas de nécessité absolue.
- Réactions d hypersensibilité :
Chez les patients susceptibles de faire une réaction anaphylactique sévère, quelle qu en soit la cause, notamment en cas d utilisation de produits de contraste iodés ou de floctafénine (voir rubrique interactions), les bêtabloquants peuvent aggraver la réaction anaphylactique et entraîner une absence de réponse aux doses usuelles d épinéphrine utilisées dans le traitement des réactions d hypersensibilité.
- Anesthésie générale :
. Les bêtabloquants sont susceptibles d entraîner une atténuation de la tachycardie réflexe, ce qui majore le risque d hypotension. La poursuite du traitement par bêtabloquant réduit le risque d arythmie, d ischémie myocardique et de poussées hypertensives. L anesthésiste doit être averti que le patient est sous traitement bêtabloquant.
. Si l interruption du traitement est jugée nécessaire, une suspension de 48 heures du bêtabloquant est considérée comme suffisante pour permettre le rétablissement de la sensibilité aux catécholamines.
. Dans certains cas le traitement bêtabloquant ne peut être interrompu :
* Chez les patients atteints d insuffisance coronaire, il est recommandé de poursuivre le traitement jusqu à l intervention chirurgicale, étant donné le risque lié à l arrêt brutal des bêtabloquants.
* En cas d urgence, ou si le traitement bêtabloquant ne peut pas être interrompu, le patient doit être protégé d une prédominance vagale par une prémédication suffisante d atropine, renouvelée si nécessaire.
L anesthésie devra faire appel à des produits aussi peu dépresseurs myocardiques que possible et les pertes sanguines devront être compensées.
. Le risque anaphylactique doit être pris en compte.
- Thyrotoxicose :
Les bêtabloquants peuvent masquer les signes cardiovasculaires de l hyperthyroïdie.
- Sportifs :
Les sportifs doivent être avertis que ce médicament contient une substance active qui peut induire une réaction positive lors des contrôles antidopage.
- Grossesse : les études chez l animal n ont pas mis en évidence d effet tératogène. A ce jour, les résultats d études prospectives contre placebo avec certains bêtabloquants n ont pas révélé de malformations chez les nouveau-nés. Chez les enfants nés de mères traitées par les bêtabloquants, l activité bêtabloquante persiste pendant plusieurs jours après la naissance et peut induire une bradycardie, une détresse respiratoire et une hypoglycémie. Le plus souvent, cette imprégnation est sans conséquence clinique. Une défaillance cardiaque peut néanmoins survenir et nécessiter une hospitalisation en unité de soins intensifs, en évitant d administrer des solutés de remplissage vasculaire (risque d oedème pulmonaire aigu).
HYDROCHLOROTHIAZIDE :
- Equilibre hydro-électrolytique :
. Natrémie :
Elle doit être contrôlée avant l instauration du traitement, et à intervalles réguliers par la suite. Tout traitement diurétique peut entraîner une hyponatrémie, avec des conséquences graves dans certains cas.
L hyponatrémie pouvant être initialement asymptomatique, une surveillance régulière est indispensable et elle doit être encore plus fréquente dans les populations à risque, c est-à-dire les sujets âgés et les patients cirrhotiques (voir rubriques effets indésirables et surdosage).
. Kaliémie :
La déplétion potassique entraînant une hypokaliémie constitue le risque majeur des diurétiques thiazidiques et apparentés.
Le risque d hypokaliémie (< 3,5 mmol/L) doit être prévenu dans certaines populations à risque, à savoir les sujets âgés et/ou dénutris et/ou polymédiqués, les patients atteints de cirrhose avec oedèmes et ascite, les patients coronariens ou insuffisants cardiaques ; chez ces sujets, l hypokaliémie augmente la toxicité cardiaque des digitaliques et le risque d arythmie.
Il existe également un risque d hypokaliémie chez les patients présentant un syndrome du QT long, d origine héréditaire ou iatrogène. L hypokaliémie (de même que la bradycardie) favorise le développement d arythmies sévères, notamment de torsades de pointes, qui peuvent être fatales.
Il est recommandé de contrôler plus fréquemment la kaliémie dans ces populations à risque, le premier contrôle devant être effectué dans la semaine qui suit l instauration du traitement.
. Calcémie :
Les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent diminuer l excrétion urinaire du calcium et entraîner une augmentation légère et transitoire de la calcémie. Une hypercalcémie importante peut être liée à une hyperparathyroïdie méconnue.
Le traitement doit être interrompu avant un bilan de la fonction parathyroïdienne.
- Glycémie :
La glycémie doit être surveillée chez les diabétiques, notamment en présence d une hypokaliémie, car les thiazidiques (hydrochlorothiazide) peuvent altérer la tolérance au glucose.
- Acide urique :
La tendance aux accès de goutte peut être augmentée chez les patients présentant une hyperuricémie. La posologie doit être adaptée en fonction des concentrations plasmatiques d acide urique.
- Fonction rénale et diurétiques :
. Les diurétiques thiazidiques ne sont pleinement efficaces que lorsque la fonction rénale est normale ou peu altérée (créatininémie < 25 mg/ml ou 220 ?mol/L chez l adulte).
. Chez le sujet âgé, la valeur de la créatininémie doit être corrigée en fonction de l âge, du poids et du sexe, en utilisant la formule de Cockroft, par exemple :
*Clcr = [(140 - âge) x poids] / [0,814 x créatininémie]
où l âge est exprimé en années, le poids en kg et la créatininémie en ?mol/L.
. Cette formule est valable pour les sujets âgés de sexe masculin et elle doit être corrigée pour les femmes en multipliant le résultat par 0,85.
. L hypovolémie secondaire à la perte d eau et de sodium induite par le diurétique au début du traitement entraîne une diminution de la filtration glomérulaire ; il peut en résulter une élévation de l urée sanguine et de la créatininémie.
. Cette insuffisance rénale fonctionnelle transitoire est sans conséquence chez les patients qui ont une fonction rénale normale, mais elle peut aggraver une insuffisance rénale préexistante.
- Association avec d autres agents antihypertenseurs :
Il est recommandé de diminuer la posologie en cas d association avec un autre antihypertenseur, au moins au début du traitement.
- Sportifs :
Les sportifs doivent être avertis que ce médicament contient une substance active qui peut induire une réaction positive lors des contrôles antidopage.
Bisoprolol/hydrochlorot teva - Fiche médicament
- Indications thérapeutiques
- Posologie et mode d"administration
- Durée et précautions particulières de conservation
- Contre-indications
- Grossesse et allaitement
- Mises en garde et précautions d"emploi
- Interactions avec d"autres médicaments et autres formes d"interactions
- Effet sur l"aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
- Effets indésirables
- Surdosage
- Données technico-réglementaires
- Statut
- Composition (exprimée par comprimé)
- Conditions de prescription et de délivrance
- Propriétés pharmacodynamiques
- Propriétés pharmacocinétiques
- Données de sécurité précliniques
- Incompatibilités
- Instructions pour l"utilisation, la manipulation et l"élimination
PA: Hydrochlorothiazide
Ther: Cardiologie et angéiologie